
Comme pour le parcours EPSED, centré autour du développement écologiquement raisonné de l’élevage dans les Pays du Sud, les activités du cadre "SAEPS" correspondent en fait à plusieurs métiers, souvent appelés à se succéder au cours d’une carrière professionnelle, s’exerçant de plus en plus, à la fois en expatriation et dans le pays d’origine. Les métiers des cadres du développement ont connu, de façon générale, un grande évolution dans les dix dernières années. La justification idéologique de la coopération glisse de « la bonne gestion d’un bon investissement » à la gestion de biens publics (à la fois nationaux et internationaux). Ceci entraîne un glissement dans les fonctions des cadres expatriés : moins de « projets » situés localement (développement local ou d’une filière) et plus d’actions institutionnelles.
Plus spécifiquement, le parcours SAEPS est la transformation toute récente d’une spécialisation de l’école vétérinaire, en master (Il est donc ouvert également au public universitaire de licence). Il fait ainsi le constat de l’enjeu énorme que représente l’épidémiosurveillance dans les Pays du Sud (s’ouvrant aux aspects écologiques et épidémiologiques théoriques et concrets de l’émergence), et donc le parie de forts besoins en cadres compétents qui en découle. La capacité à diagnostiquer ou participer à des diagnostiques de maladies infectieuses et parasitaires est l’originalité "en plus" de cette formation, et de ces nouveaux diplômés, pour être efficaces sur le terrain.

